Synapse par synapse

Il y a toujours un commencement, une première étape. Dans mon cas, on parlera de l’instant où je me suis rendu compte que j’avais un problème. C’était déjà il y a bien une dizaine d’année maintenant avec du recul.

Je commencerai d’abord par parler de mes spécificités. Je suis une personne qui est sensible aux ondes sonores (ultrason) et potentiellement d’autres mais ce n’est que théorique. D’autre part, ma vision n’est pas le top et souvent des patterns dû à la lumière restent en place un temps ou même apparaisse de manière impromptu.

Je reviens sur là où j’ai pris conscience qu’il y avait un problème et que mes synapses ne voulaient pas rester mes amis pour la vie. Même si c’était il y a longtemps, ça reste gravé en moi. A la suite de la rupture du premier amour réel, je me suis effondré sur moi-même car cette année était celle de mon BAC et de ma seule chance de l’avoir.

Jusque là rien de grave ou de pouvant laisser penser que j’avais un vrai problème. C’est venue par la suite, rencontre après rencontre pour me remettre de ce vide au fond de moi. C’était la première fois que ce vide arrivait en moi. Il n’y a pas eu que de bonnes rencontres et petit à petit je me suis senti sombrer. Ce vide que tu essaies de remplir avec de l’humain pour en fin de compte aucun résultat. Ensuite tu essaies des substances illicites qui passent en soirée ou tu trouves la personne qui connait la personne. Déjà à ce moment là, j’aurai du savoir que j’avais un problème ou que ça risquait d’être pire mais à quoi bon pour moi j’étais au fond. Et c’est à ce moment là où j’ai appris que j’étais résistant. Tout ce qui passait ne me faisait aucun effet ou bien aussi infime que je ne remarquais ni les personnes autour de moi de différence.

Le vide était toujours là mais il n’étais plus seul. Ne rien ressentir en dehors du vide, perdre la motivation pour tout, voilà ce qui me rongeait une douleur interne, lente mais très profonde. Ensuite, il y a le pire. Je voulais que tout s’arrête. Et j’ai essayé plusieurs fois de manière différente. La tentative qui m’a mis HS le plus longtemps a été de me réveiller trois jours après avec  quelques kilos en moins. Je ne donne pas de détail et ne me montre pas exhaustif pour ne pas inciter ou donner des idées. Pour la simple raison que l’on a toujours une personne qui tient à nous. Même si nous décidons de vivre pour nous, il y a des personnes que l’on n’est pas prêt à laisser derrière ou juste risquer qu’ils nous suivent. Et dans mon cas, c’est ma mère. Jamais je ne lui ferai subir le fait de me survivre alors je vis. Donc même si dans mes textes, vous avez la sensation ou l’impression que je veux partir sachez que ma décision est irrévocable, je vais vivre même si ce n’est pas pour moi.

Après m’être réveillé de ses trois jours, j’avais compris.J’avais un problème et j’avais décidé de consulter. Pas de chance, je suis allé chez un psychologue dont l’efficacité n’était que dans la manière de faire disparaitre mon argent (toujours en liquide). Puis j’ai laissé tomber une fois à sec et toujours au fond du gouffre. Je me suis fait à l’idée et j’ai vécu avec ce vide en réussissant à le combler plus ou moins en fonction des relations et des amitiés.

Voilà comment ça a commencé et ce n’était que le début mais ça fera l’objet d’un autre article.

Synaps-papark!

Beaucoup de personnes apprécient les parcs d’attractions, tu prends pleins d’émotions/sensations que tu n’as pas souvent. Dans ce cadre là, c’est bien. Par contre, ça se gatte quand c’est l’humeur, le cœur ou tout simplement les synapses.

Là, vous vous dites que je vais parler potentiellement de bi-polarité mais non, je ne pense pas. Je parlerai tout simplement des différents ascenseurs émotionnels et un peu comment je les ressens d’un point de vue d’une personne dans mon état.

Quand on va pas bien, on a tendance à soit ressentir tout intensément, soit ne rien ressentir du tout se refermer. Lorsque on est en mode intense, une simple petite pic peut se révéler extrêmement blessante pour en faite pas grande chose ou engendrer de la culpabilité de manière exacerbé. A contrario, un compliment se transforme en un soleil dans ta journée.

L’écart peut être énorme et souvent pour ma part, j’en viens à faire la balance pour déterminer s’il y a plus de bon ou de mauvais. Malheureusement, notre monde est assez négatif en somme et par la force des choses, je le deviens aussi. Le problème que cela pose, est que l’on finit à tendre vers la fermeture émotionnelle, avec les douleurs qui s’accumulent pour ne plus les sentir.

Ensuite il ne reste qu’un vide. On se sens vide à l’intérieur et on ne pense pas pouvoir encore donner à l’extérieur. Mais parfois on ressent un espoir, on veut se laisser tenter. On ouvre les vannes des émotions. Souvent (j’espère) on a raison de le faire et une belle chose peut nous arriver. D’autrefois, on regrette de s’être ouvert.

J’ai un exemple assez récent: une rencontre. (Pour mon background personnel, je ne l’aborderai qu’un peu plus tard sans aller trop loin dans les détails) Je suis célibataire avec une rupture assez complexe à gérer. J’avais déjà fait des rencontres mais celle-ci était différente. J’ai passé un très bon moment sans aller trop loin, l’envie de faire les choses bien à nouveau. L’ascenseur monte. Ma rencontre souhaite me revoir, le courant passe et de nombreux points communs. Cette personne aurait pu être la colle qui aurait recollé mes petits morceaux de synapses et de cœur qui trainent. L’optimiste est à son comble, la date du second rendez-vous est posé. L’ascenseur monte encore. Et aujourd’hui, sans plus de raison mais avec une « mûre » réflexion, ça n’ira pas plus loin. Alors je me dis que cette personne n’était pas prête, que je me suis montré trop optimiste ou que sais-je. La réalité est là. Je me suis ouvert. J’y ai cru. Les câbles de l’ascenseur lâche. Vos points de vie retombent un 1 et vous vous demandez combien de temps faudra rester à l’auberge pour récupérer. Et les quêtes secondaires, ça va un moment.

Voilà où j’en suis alors fermeture des vannes ou pas? L’avenir le dira peut-être.

 

Synapse à partager ?

Quand on a un problème, une difficulté, une douleur, il n’est pas toujours facile de se tourner vers ses amis, sa famille ou même la personne avec qui on partage sa couche.

La peur du jugement et l’appréhension de leurs réaction est le premier frein. Savoir que même si leur proximité est grande, on a peur d’être jugé. Beaucoup voit ça comme un manque de confiance en ces personnes mais non pas toujours. Dans de nombreux cas, on esquive car ça nous blesse d’en parler ou même on ne veut pas que ça blesse.

Dire à une personne que l’on est déprimé/dépressif alors que l’on passe le plus clair de son temps avec, ça soulève pas mal de chose pour l’autre bien qu’il soit innocent. « Pourquoi il ne m’en a pas parlé avant? »; « Ne suis-je pas un assez bon ami? »; « Est-ce que j’ai fait quelque chose qui a pu amener à ça? » Tant de questions inutiles dans le fond, mais que l’autre se posera sans doute.

J’ai, avec la personne qui partageait ma couche, mis environ 6 ans pour lui dire tout clairement. Par exemple, pour cette personne, les médicaments n’étaient pas une nécessité dans la déprime ou les autres soucis que l’on peut avoir. Il y a juste à aller voir un psy et encore. Au début, je ne lui ai raconté que peu tout juste survolé comme j’estime qu’être avec une personne nécessite aussi de connaitre un peu de son passé pour mieux comprendre certaines réactions et interactions. Par contre, je ne pouvais pas tout lui dire sans quoi je l’aurai peut être fait fuir.

Par contre, la pire idée que j’ai eu, c’eut été de révéler que j’avais eu des problèmes de mémoire. Au début, c’était drôle que ça devienne parfois un prétexte pour me donner tord. Mais avec le temps, c’est la perte de confiance en soit, l’impression de toujours avoir tord même quand on en a gardé un souvenir intact. Tout ça parce que j’avais eu un problème de mémoire.

Donc voilà j’ai un problème que je veux régler et j’en parle à mes amis proches, à ma psy et à vous.